Plantes aromatiques et à parfum

Voilà un sujet on ne peut plus Santé*Nature ! Les plantes sor­tent enfin de terre et nous pou­vons en prof­iter pour notre plus grand bon­heur. Des plantes, il y en a de toute sorte. Dans cet arti­cle nous abor­derons plus par­ti­c­ulière­ment les plantes aro­ma­tiques et à par­fum.

Mais y a-t-il une  dif­férence entre plante aro­ma­tique et plante à par­fum ?

A vrai dire, c’est leur util­i­sa­tion qui dicte leur nom. Une plante aro­ma­tique est générale­ment verte (per­sil, men­the, corian­dre…) et plus couram­ment util­isée en cui­sine, alors que les plantes à par­fum seront choisies pour leur sen­teur dans le domaine de la par­fumerie (jas­min, lavande, mimosa, rose..). Ce qui ne les empêche pas d’être util­isées en cui­sine et vice ver­sa !

Herbes aro­ma­tiques, fines herbes, les sim­ples, autant de syn­onymes qu’elles nous inspirent… Et oui, ces herbes ont plusieurs cordes à leur arc ! Elles peu­vent nous guérir, nous nour­rir ou encore par­fumer et décor­er nos assi­ettes.

Com­mençons par une de leur plus anci­enne util­i­sa­tion, l’usage thérapeu­tique.

 

Les plantes endémiques sont util­isées depuis la nuit des temps et au-delà de nos fron­tières pour soign­er petits et grands maux. Doc­teurs, Sor­ciers, Gourous, Chamanes, Guéris­seurs, Phy­tothérapeutes et Natur­opathes sont autant de titres et spé­cial­istes des plantes à tra­vers les cul­tures.

Les plantes peu­vent être util­isées en total­ité ou par­tie (racine, tige, feuille, fleur…) en fonc­tion de la local­i­sa­tion des principes act­ifs recher­chés, et  sous dif­férentes formes pos­si­bles  en fonc­tion des béné­fices et car­ac­téris­tiques physi­co-chim­iques atten­dues : Fraich­es, Séchées, Huiles essen­tielles, Hydro­lats (ou eaux flo­rales), Macérâts …

Chicorée sauvage fleur et racine

 

En Occi­dent, plusieurs spé­cial­ités ont été mis­es au point et sont aujourd’hui recon­nues.

1/ La Phy­tothérapie
C’est la médecine par les plantes qui à la fois peut soign­er les symp­tômes (rhumes, ten­di­nite…) et agir sur un ter­rain (ten­dance aux gas­trites, aux bron­chites à répéti­tion…). En phy­tothérapie, on utilise la plante non trans­for­mée (tisane, décoc­tion, extrait de plantes sèch­es…).

2/ L’Aromathérapie
C’est une spé­cial­ité médi­cale qui utilise l’huile essen­tielle des plantes aro­ma­tiques.
En bref, une plante ou par­tie de plante est déposée dans une machine appelée Alam­bic. Par un proces­sus de dis­til­la­tion à la vapeur, on obtient d’un côté une huile essen­tielle et de l’autre un hydro­lat.

Les huiles essen­tielles, con­cen­trés molécu­laires, agis­sent en syn­ergie sur notre corps et notre envi­ron­nement. On peut par exem­ple les utilis­er en dif­fu­sion atmo­sphérique pour assainir l’air, en inhala­tion pour dégager les voies res­pi­ra­toires, en appli­ca­tion cutanée pour décon­tracter les mus­cles, ou encore en usage interne, pour s’apaiser.
Pour les sys­tèmes diges­tif, ORL, artic­u­laire, mus­cu­laires, cir­cu­la­toire, immu­ni­taire, hor­mon­al et nerveux, les huiles essen­tielles ont un intérêt thérapeu­tique cer­tain. Pro­priétés antibac­téri­ennes, virales, mycosiques (fongi­cides), anti-par­a­sitaires, anti-tou­s­sives, expec­to­rantes, bron­chodi­lata­tri­ces, anti-spas­moly­tiques, anti-inflam­ma­toires, fébrifuges, anal­gésiques, anti-hématomes, décon­trac­turantes, relax­antes, anx­i­oly­tiques… La liste est longue !

Pré­cau­tion !
Util­isées depuis fort longtemps, il y a peu d’effets sec­ondaires pour qui sait les utilis­er. Voilà pourquoi on ne s’aventure pas seul dans l’univers des huiles essen­tielles.
> Une huile essen­tielle est cor­ro­sive, c’est-à-dire qu’utilisée seule à même la peau, elle peut la ronger. L’huile essen­tielle de lavande vraie fait par­tie de la courte liste d’essences pou­vant s’utiliser pure. Con­di­tion­nées dans des fla­cons gouttes, vous vous doutez qu’une seule goutte suf­fi­ra 😉
> Pour­tant non grasse, l’huile essen­tielle est sol­u­ble dans l’huile et non dans l’eau. En cas de con­tact direct avec les yeux, pas d’eau mais de l’huile vierge d’olive par exem­ple vous aidera à vous en débar­rass­er.

 

Les hydro­lats sont la deux­ième par­tie obtenue,  sor­tant de l’alambic. Ils con­ti­en­nent moins de 1% d’huile essen­tielle ce qui en fait une eau aro­ma­tique dépourvue de con­tre-indi­ca­tions et pour­tant active ! L’appellation eau flo­rale est réservée à la dis­til­la­tion des fleurs unique­ment. On par­lera d’eau flo­rale de rose ou de fleur d’oranger mais d’hydrolat de men­the aqua­tique.
On les utilis­era aus­si bien directe­ment sur la peau pour la mag­ni­fi­er, la toni­fi­er, ou pour des indi­ca­tions par­ti­c­ulières (eczema, pso­ri­a­sis..) que par voie orale pour relever un plat ou pour ses ver­tus. Par exem­ple, les femmes enceintes nauséeuses peu­vent pren­dre 1 cuil­lère à café d’hydrolat de gin­gem­bre dans un verre d’eau sans risque, con­traire­ment aux huiles essen­tielles qui leurs sont inter­dites. Et oui, les huiles essen­tielles passent directe­ment dans le sang ! Les hydro­lats peu­vent aus­si être util­isés sans dan­ger chez le jeune enfant et la femme allai­tante.

3/ L’Olfactothérapie
Au-delà de leurs mul­ti­ples pro­priétés, les plantes nous trans­met­tent leurs âmes. L’énergie de celles-ci est trans­mise et va agir sur nos émo­tions. Qui n’a pas vécu l’expérience d’une émo­tion apaisée par une fra­grance qui lui est par­ti­c­ulière­ment agréable : l’odeur de vanille amène un récon­fort, une odeur de l’enfance, celle de men­the poivrée va per­me­tte de se recon­cen­tr­er et d’apaiser l’excès d’émotivité… A con­trario qui ne sup­porte pas une odeur sans savoir pourquoi ? Quelle est l’émotion qui se cache der­rière ce ressen­ti ?

A chaque fra­grance, une vibra­tion dif­férente, une action sub­tile sur nos émo­tions. L’olfactothérapie s’est dévelop­pée sur ces con­nais­sances sub­tiles des plantes et de leur fra­grance, offrant à cha­cun la pos­si­bil­ité d’agir sur ses émo­tions pour les équili­br­er et ne plus les subir.

Les plantes peu­vent donc presque tout guérir ! Des maux du corps, du coeur, comme de l’esprit…

Le Corps
Vous souf­frez de trou­bles diges­tifs ?
Met­tez vous au vert ! Le basil­ic comme beau­coup d’autres plantes aro­ma­tiques (mélisse, men­the…) pos­sède des ver­tus diges­tives intéres­santes de par ses enzymes qui par­ticipent au tra­vail de diges­tion… Son huile essen­tielle proche en com­po­si­tion de celle de l’estragon (methyl chav­i­col),  sera util­isée pour lut­ter con­tre les spasmes gas­tro-intestin­aux, les douleurs divers­es notam­ment douleurs des règles en appli­ca­tion locale diluées dans une huile végé­tale ou par voie orale sous con­trôle d’un aro­math­érapeute.

Le Coeur
Une petite déprime vous envahit ?
Les plantes à par­fum per­me­t­tent de nous recon­necter à nos émo­tions. La rose de damas représente l’amour incon­di­tion­nel. Elle nous apporte récon­fort.

> Débutez par une cure d’aro­math­érapie avec de l’eau flo­rale de rose.
*2 cuil­lères à café d’eau de rose à pren­dre plusieurs fois par jour dans un verre d’eau vous aidera à sur­mon­ter cette épreuve.

> S’il elle ne suff­i­sait pas, ren­forcez par une séance d’olfac­tothérapie avec l’huile essen­tielle de rose de damas.
*Pré­parez une dilu­tion de 5 gouttes d’huile essen­tielle de rose de damas dans 5 ml d’huile végé­tale de noy­aux d’abricot
*Appliquez 1 goutte du mélange sur l’intérieur du poignet
*Frot­tez vos poignets et respirez pro­fondé­ment pen­dant 3 cycles (inspirations/expirations) mains placées de chaque côté du nez.

Ca va mieux ? 😉

L’Esprit
Vous vous sen­tez stressé, avez du mal à trou­ver le som­meil ?
*Faites infuser un mélange frais ou sec de mélisse, tilleul, lavande et verveine. Voilà une tisane apaisante à pren­dre le soir avant d’aller vous couch­er.

*Lachez prise avec l’huile essen­tielle de camomille noble. Respirez ce mélange d’huile végétale/huile essen­tielle de la même façon que pour la rose.
Elle apportera calme et détente surtout pour les per­son­nes sur­menées, à ten­dance bilieuse (tem­péra­ment hyp­pocra­tique)

 

Micronu­tri­ments
Nous man­geons de plus en plus de pro­duits indus­triels rem­plis de « calo­ries vides » : ils con­ti­en­nent pro­téines, glu­cides et lipi­des mais ont per­dus leurs micronu­tri­ments (vit­a­mines, minéraux, enzymes, anti-oxy­dants) ou bien ces derniers ont été dénaturés par les modes de pro­duc­tion et ne sont plus act­ifs.
Dans le cadre d’une ali­men­ta­tion vivante c’est-à-dire où la majorité des micronu­tri­ments a été con­servée (pro­duits frais et crus, cuis­sons douces), les plantes aro­ma­tiques ont une place de choix. Même si elles sont util­isées en petites quan­tités dans les plats, elles appor­tent une dose de nutri­ments vital­isants. D’ailleurs, nos besoins en ces nutri­ments non-énergé­tiques (non caloriques) sont min­imes mais n’en restent pas moins essen­tiels !

@benedicte elies

Un peu de basil­ic par ci, de men­the par là, de fleur d’ail et de capucine dans cette salade… Bref, c’est beau, c’est bon, c’est facile et ça fait du bien. Essayez !
NB : L’utilisation des fines herbes lorsqu’elle est quo­ti­di­enne, par­ticipe à ren­dre notre ali­men­ta­tion riche en vit­a­mines et minéraux. Bien sûr, les quan­tités étant faibles, elles accom­pa­g­neront des plats rich­es en fruits et légumes, en plats var­iés com­posés de pro­duits frais. C’est d’ailleurs en les asso­ciant à une grande var­iété de fruits et légumes crus à tous nos repas que nous poten­tial­isons leur action.

Acide/Base
De plus, notre ali­men­ta­tion a ten­dance à être très acid­i­fi­ante (un prochain arti­cle y sera con­sacré). Bonne nou­velle, les herbes aro­ma­tiques sont pour leur majorité basi­fi­antes. Elles per­me­t­tent donc à l’équilibre aci­do-basique de pencher du bon côté.

Acides Gras
Cer­taines plantes et cer­taines fleurs con­ti­en­nent de bons acides gras. D’ailleurs nous trou­vons sur le marché de l’huile végé­tale de bour­rache riche en omé­gas-6. Elle assure la struc­ture de la peau. On peut l’utiliser en appli­ca­tions cutanée et orale.  Cette huile agit aus­si sur la sphère fémi­nine idéale à l’approche de la ménopause.


Antioxy­dants
Les fleurs et feuilles de bour­rache par exem­ple, ou de souci autrement apel­lées cal­en­du­la con­ti­en­nent des carotéi­noïdes, un agent anti-oxy­dant qui préserve notre jeunesse !

Alors oui, mangez des fleurs, comestibles bien sûr !
Voilà une liste flo­rale non exhaus­tive que vous pour­rez notem­ment retrou­ver sur cer­taines douceurs KléZia :  capucine, pis­senlit, œil­let, cal­en­du­la, souci, pen­sée…

 

Util­i­sa­tions
Les herbes par­fument et don­nent du goût aux pré­pa­ra­tions culi­naires. Leurs saveurs per­me­t­tent, tout comme les épices (can­nelle, vanille, poivre…), d’utiliser moins de sel ou de sucre tout en réhaus­sant les saveurs. Avez-vous déjà cro­qué dans une fleur de capucine, aux accents poivrés et aux pétales craquants ? Con­nais­sez-vous les feuilles de tagette orange au goût de man­darine, la ver­sion min­u­ta au goût d’ananas ou encore la luci­da au goût d’anis ? Et l’épiaire au goût de cologne ?!! Si vous saviez toutes ces plantes aux saveurs sur­prenantes que nous avons délais­sées… KléZia vous en fait décou­vrir au tra­vers de ces douceurs et ate­liers. En ce moment décou­vrez plusieurs var­iétés de men­the sur la tarte du soleil !

Nous l‘avons vu précédem­ment, tout l’intérêt réside dans le fait d’utiliser les plantes crues en fin de cuis­son ou dans une salade par exem­ple. Il est cepen­dant pos­si­ble de les con­gel­er sans nuire à leur ver­tu.
Si vous les faites cuire, vous pour­rez béné­fici­er de leurs arômes comme dans des cakes.
! Les herbes méditer­ranéennes comme le thym, le romarin, le lau­ri­er, la sauge ou encore la sar­ri­ette sont util­isées dès le début de cuis­son pour les hydrater suff­isam­ment et dif­fuser leurs arômes sub­tils.

 

Cul­ture
Facile à cul­tiv­er, les plantes aro­ma­tiques peu­vent être plan­tées en pot sur votre bal­con ou dans votre potager bio. Cela per­met de les con­som­mer les plus fraich­es pos­si­ble, avec l’assurance qu’aucun pro­duit phy­tosan­i­taire n’a été util­isé.

Sinon, vous pour­rez tou­jours en acheter auprès de pro­duc­teurs de con­fi­ance comme : La Ferme du MADU, Max­ence de Coignac, Camé­line que je vous invite d’ailleurs à décou­vrir dans cet arti­cle

MEMO
> Rôle thérapeu­tique, nutri­tion­nel  et culi­naire.
> A utilis­er en cui­sine de préférence crue
> Se rap­procher d’un spé­cial­iste de san­té pour ne pas jouer avec les plantes !

***

> Vous voulez utilis­er ces plantes pour ren­forcer votre vital­ité et palier à vos maux quo­ti­di­ens ? Valérie, Natur­opathe faisant par­tie de l’équipe sci­en­tifique KléZia peut vous accom­pa­g­n­er dans cette voie et l’enrichir grâce à ses con­nais­sances en phy­tolo­gie (étude et util­i­sa­tion des plantes), aro­math­érapie, gem­moth­érapie (bour­geons) et nutri­tion. L’accompagnement émo­tion­nel avec les fleurs de Bach et l’énergétique ama pour­ront être util­isés pour aller vers une trans­for­ma­tion, un mieux-être et une bonne con­nais­sance de soi. 

 

Valérie & Raphaëlle

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