A la rencontre de Julien Levy

Ce mois-ci, ce n’est pas un pro­duc­teur-paysan qui est mis à l’honneur sur le blog KléZia mais un comé­di­en. Et pas n’importe lequel, un cuisinier-humoriste !

Julien Levy, 32 ans, Toulou­sain de nais­sance est lui aus­si un acteur de notre économie locale.
Il appréhende à sa façon les enjeux de notre société de con­som­ma­tion.

Par­tons à sa ren­con­tre …

Cuisinier-Humoriste, sacrée dénom­i­na­tion… Peux-tu nous en dire plus ?

A la base je suis cuisinier. J’ai exer­cé de longues années sur Paris pour par­faire mes tech­niques et mes savoirs. J’ai décidé de revenir dans ma région natale pour me rap­procher des miens, me recen­tr­er. Aujourd’hui j’exerce 2 métiers : cuisinier et comé­di­en.

Quel a été le déclencheur qui t’as mené de la cui­sine à la scène ?

L’alimentation est mon cœur de méti­er. Le théâtre, j’en fais depuis quelques années,  je sais que je ne peux pas m’en pass­er. De retour à Toulouse, j’ai décidé de sauter le pas en faisant du théâtre un de mes métiers. Il n’en reste pas moins que les sujets traités sur scène sont intime­ment liés à l’alimentation.

Depuis quand t’es venu cet intérêt et plus par­ti­c­ulière­ment pour la « nou­velle-ali­men­ta­tion » ?

J’avais depuis ado­les­cent, des désagré­ments en tout genre (fatigue, pépins de san­té, ner­vosité,…). C’est mon grand oncle, René Lévy, précurseur du mou­ve­ment mac­ro­bi­o­tique  qui m’a fait décou­vrir un nou­v­el univers : exit les pro­duits laitiers et plus de végé­taux. Les effets ont été qua­si-immé­di­ats. Quand on se sent bien dans son corps & dans sa peau on croque la vie à pleines dents ! J’ai exulté et choisi de m’orienter dans le monde de l’alimentation. Le méti­er de cuisin­er n’est pas for­cé­ment le plus ouvert à cette ali­men­ta­tion mac­ro­bi­o­tique mais j’ai réus­si à faire pass­er des mes­sages. On m’appelle d’ailleurs dans le milieu le cuisinier-péd­a­gogue (rire).

 

Oui Chef , c’est le nom de ta pièce. Ne serait-ce pas un nou­veau moyen de faire pass­er tes mes­sages ?

Exacte­ment. Mon objec­tif avec Oui Chef c’est de s’interroger sur notre con­som­ma­tion, nos modes ali­men­taires. Où est ce qu’on en est aujourd’hui et vers quoi on pour­rait ten­dre.
Il ne s’agit pas de cen­tr­er sa vie sur l’alimentation, mais plutôt d’avoir des pris­es de con­science pour vivre en équili­bre. Les habi­tudes ont la vie dure. J’en sais quelque chose ! Notre cul­ture ali­men­taire est bien ancrée. Le chemin est long mais pos­si­ble et c’est cette expéri­ence que je tente d’offrir avec humour à tra­vers Oui Chef.

C’est un sujet qui est d’ailleurs peu évo­qué sur scène et qui explique sûre­ment l’engouement du pub­lic. L’humour est la meilleure façon que je con­naisse pour ça. Si je fais rire, j’en suis ravi mais ce n’est pas mon prin­ci­pal but, plutôt le moyen d’atteindre cet objec­tif de pris­es de con­science.


Après avoir vu ton spec­ta­cle où tu te donnes à 100%, on se demande quel est ton mode ali­men­taire,  alors ?

Je ne con­somme pas de pro­duits laitiers, je priv­ilégie l’alimentation végé­tale mais n’exclue pas la viande, surtout celle de petits ani­maux comme le canard. Je ne viens pas du Sud-ouest pour rien 😉 L’alimentation végé­tal­i­enne ne me con­vient pas pour l’avoir testée. Je me dépense énor­mé­ment sur scène comme dans la vie. Je bouil­lonne !! Mon corps a choisi son ali­men­ta­tion et moi je la priv­ilégie biologique et locale. C’est pourquoi je n’hésite pas à faire un clin d’œil aux acteurs Toulou­sains que j’affectionne au cours du spec­ta­cle. Quand la qual­ité est là, il faut le faire savoir !

Et après Oui Chef ?

D’autres spec­ta­cles ver­ront sûre­ment le jour. J’ai encore plein de choses à dire et ce moyen d’expression me sied à mer­veilles (rire). Qui vivra ver­ra…

***

Pour ma part, j’ai eu le plaisir d’assister à sa dernière représen­ta­tion au Théâtre de poche invitée par une autre par­ti­sane toulou­saine du mieux-manger ; Végé­tayelle. Oui Madame ! Ah non par­don Oui Chef !

Je le con­seille à toute la famille, aux per­son­nes aver­ties ou non. Un spec­ta­cle généreux d’1h10 où l’on rit, où l’on apprend plein de choses et où l’on se régale… Bref, un spec­ta­cle gour­mand fait par un cor­don bleu !

Prochaine Dates & réser­va­tions

*24 févri­er 2017 à la MJC de Croix-Dau­rade
*15–18 Mars au Théâtre de poche
*21–22 Avril au Print­emps du Rire

Pour vous met­tre en appétit, pas de bande-annonce mais une musique qui donne le ton et que l’on retrou­ve dans ce One Man Chaud. Fon­cez !

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